23 mai 2012
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Gourmande !

Un texte tout neuf…

Si je ne peux concevoir le sexe sans gourmandise, c’est bien parce que pour moi les deux sont liés. Je réfléchis à une nouvelle sur l’échangisme et je pense charlotte aux fraises. Exhibitionnisme, voyeurisme : petits fours au café. Orgasme ? Macarons !

C’est ainsi, j’aime manger et j’aime baiser. Dans les deux cas, je préfère le faire très bien, plutôt que pas du tout, même si les deux me sont indispensables.

La charlotte aux fraises, mon premier délire entre couples. Sans vous parler d’un temps que les moins de vingt ans, bla, bla, bla, mon ami de l’époque avait répondu à une annonce dans un magazine  de rencontres. A l’époque d’internet, on se représente mal ce type de vieilleries: vous publiez une annonce dans un canard proche des gratuits distribués par les agences immobilières, dans laquelle une photo de vous, ou d’une partie de votre anatomie, n’était visible qu’à la loupe. Loupe également utile pour décrypter le texte de votre annonce et votre adresse postale pour y répondre. Car en ce temps-là, on n’avait pas peur de donner son adresse perso pour recevoir des photos de cul de la part de parfaits inconnus qui rêvaient de vous embarquer dans leurs phantasmes. Sans dire que c’était le bon temps, je garde de cette unique expérience un excellent souvenir.

Nous avons rencontré Elise et Olivier, un couple d’étudiants, la vingtaine, beaux et très joueurs. J’avais à peine dix-neuf ans à l’époque : autant dire que j’ai rencontré des camarades de jeux. Mon ami, la trentaine bien passée, s’est senti décalé. Le premier soir fut sympathique, mais personne n’est allé plus loin. Une semaine plus tard, je toquais à leur porte, seule.

Elise m’a accueillie à bras ouverts. Olivier n’était pas là, ce qui ne nous a pas empêcher de passer une excellente soirée. Fous rires, papotages, trucs de filles, bien sûr… Baisers langoureux, caresses tendres, puis de plus en plus hard, aussi. Je n’avais couché qu’une seule fois avec une autre femme, mais j’ai pallié mon manque d’expérience par ma motivation : Elise souriait de me voir poser mes mains partout, l’embrasser avec une fougue mal contenue et finalement me glisser entre ses cuisses avec une certaine timidité.

Elle m’a guidée les premières secondes. J’avais peur de mal m’y prendre, de ne pas savoir lui donner de plaisir. Quand petit à petit, son souffle s’est accélérer et que je l’ai entendue gémir, puis me demander de ne surtout pas arrêter, j’étais fière de moi. La sentir trembler de plaisir, la faire crier, la voir trempée, toutes ses sensations restent gravées dans ma mémoire comme l’une de mes plus beaux moments au féminin.

Olivier ne nous a rejointes que le lendemain après-midi. Il nous trouva dans la cuisine, une bouteille de rhum à la main, pour « parfumer la charlotte ». Après avoir gouté la préparation, il nous fit remarquer que les fraises marinaient déjà dans un mélange sucre-alcool qui désinhiberait une bonne sœur à lui tout seul. Avant de nous embrasser langoureusement sous ses yeux, nous lui avons rétorqué le plus naïvement du monde que nous suivions juste la recette.

En début de soirée, nous étions tous les trois bien allumés. Nous bavardions devant les restes de la charlotte, dont nous n’avions fait qu’une bouchée. L’alcool aidant, Elise et moi avons entamé une discussion dans laquelle il était vaguement question de ligne de démarcation… et de bas à couture. « Par souci de vérité historique » Olivier décida donc de passer derrière la ligne de démarcation en plaquant Elise en levrette contre le canapé. La bosse sur son pantalon montrait qu’il bandait déjà fort. Nos chemisiers ouverts sur de la lingerie, blanche pour moi, rouge pour elle, n’y étaient pas pour rien. Ils faisaient chaud ! Olivier a relevé la jupette d’Elise, laissant apparaitre le string coordonné au soutien-gorge. Elise posa ses mains sur ses fesses, dans une invite sans équivoque. Je contemplais ce charmant spectacle avec envie. Mais Olivier, au lieu de se déshabiller et de la prendre comme elle le réclamait, m’a fait signe de m’avancer. Délicatement, il a écarté le morceau de tissu qui cachait la fente humide de sa compagne. Elise a miaulé en sentant ce premier coup de langue. Tandis que je m’occupais d’elle, Olivier lui retirait son haut pour lui embrasser les seins. Elle fut bientôt allongée, une femme entre ses cuisses, un homme au bout des seins. Pour l’avoir vécu juste après, je confirme que l’orgasme arrive très vite avec un tel traitement. Et ils étaient doués ! Je ne saurais dire aujourd’hui si c’est à la langue agile d’Elise ou aux doigts experts d’Olivier que je dois mon orgasme. J’aime à penser que rien ne serait arrivé ce soir-là sans la charlotte aux fraises.

22 mai 2012
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L’ultime projet

Vous savez, il y a toujours un texte, qu’on arrive pas à sortir. Ce truc, qui vous monte à la tête tellement il est là, mais qui, une fois les premières lignes posées, ne ressemble plus à rien… Ça vous parle ?

Il y a des lustres de cela, j’ai fait partie d’un atelier d’écriture. Tous les quinze jours, l’animatrice nous donnait des thèmes : « caractérisation des personnages », « description », « monologue », « dialogue » et des exercices pour illustrer ses propos.

J’ai passé plus de 2 ans là-bas, et il ne me reste qu’un seul sujet d’exercice en tête. Je ne sais plus quel thème il concernait.

Le voici :
2 femmes qui partagent un conflit non résolu se retrouvent coincées dans un ascenseur.
Racontez.

Je n’ai jamais réussi à écrire ce texte. Je planche encore dessus. Et j’ai tout: les personnages, le lieu, l’ambiance… Trop peut-être justement.  Je suis sûre qu’il fera un très bon récit érotique.

Et une thérapie.

 

19 mai 2012
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Elle

Un texte soft cette fois, et personnel. Je n’espère pas qu’elle passe ici, même pas par hasard. Pourtant…

 

Je ne suis plus rien pour elle. Ce n’est pas un problème, ça ne m’empêche pas de vivre. Pourtant, depuis 14 ans, elle a laissé un vide, qui sans être obsédant et toujours là.

J’ai une pensée pour elle à chacun de ses anniversaires. Dans mes moments de déprime et de doute, j’ai tapé son nom sur Google. Longtemps, il n’en est rien sorti. Puis un jour, une photo. La femme que j’ai connue, celle que j’ai appelée mon amie, mon amante, je ne l’aurais pas reconnue dans la rue. J’ai longuement regardé ce visage, que je ne reconnaissais pas. Plus marqué, plus vieux, moins doux. Comme le mien sans doute. J’ai scruté ses yeux et son demi sourire. A qui s’adressait-il ? Qui prenait la photo ? Ami ? Mari ? Amant ?

Une autre fois, une amie, pensant me faire « plaisir » s’est servie de son poste pour trouver des informations sur sa vie. J’ai reçu un texto, me disant tout ce que j’avais toujours voulu savoir : combien elle avait d’enfant, si elle vivait avec quelqu’un, ce qu’elle faisait dans la vie… « Maintenant, tu sais » m’a dit mon amie. Je sais. Mais rien n’a changé : Je continue de me dire, que je lui ai fait du mal, sans doute autant qu’elle m’en a fait.

Pourtant, plus que les sentiments forts que nous avons partagés, l’amie me manque. Elle me manque, dans ma vie, dans mon quotidien. J’ai mal qu’elle me refuse le sien.

Je ne suis pas tout à fait honnête quand je dis que je n’ai jamais eu de contact en 14 ans : Je lui ai écrit plusieurs fois. Elle ne m’a répondu qu’une fois. J’ai écrit cette lettre une semaine avant mon mariage, le jour de mon enterrement de vie de jeune fille. Date symbolique s’il en est. Je ne me souviens plus très bien du contenu, mais je lui disais que je me mariais et je crois que je lui présentais des excuses. Je ne l’invitais pas. Un moment, j’ai cru accomplir un geste salvateur, comme on en lit parfois dans les romans. Mais il n’y a pas eu de miracle. Le jour J, alors que je rentrais de chez le coiffeur, un chignon en fleur sur la tête, mon futur mari m’a tendu une enveloppe : « Je ne l’ai pas ouverte, car je ne connaissais pas l’écriture. » Ni nom, ni adresse au dos, évidemment. Je me suis assise pour lire tous ses vœux de bonheur et le fait qu’elle voulait avancer et ne plus me revoir. Elle était contente que j’ai trouvé l’homme de ma vie, un homme. Cela semblait important pour elle. J’ai retenu ses bons vœux, tâché, sans succès, d’oublier qu’elle ne voulait pas me revoir, et j’ai dit oui, à l’homme que j’aime.

Aujourd’hui, l’Internet me refait de l’œil : le site sur lequel se trouve sa photo m’informe qu’elle a consulté mon profil…

12 mai 2012
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Au sauna

Voici le début d’un texte que je reprends pour le retravailler.  Il n’avait pas été accepté à l’époque, néanmoins, je sais que le lecteur avait tout de même apprécié.

Et vous ?

Quelle ambiance ! Impossible de se rappeler qu’on vient juste de quitter le périphérique quand on passe la porte de ce  sauna hammam au Nord de la capitale. Grands espaces, lumière et  plantes vertes dont on a du mal à croire qu’elles sont vraies, vue la chaleur du lieu. Vendredi après 18 heures, pour ajouter à l’insolite, l’endroit est naturiste. S’y côtoient surtout des habitués, parfois quelques curieux, venus tant pour mater que pour dire qu’ils y sont allés mais « juste une fois ».
Aujourd’hui, la curieuse c’est moi. Après avoir lu un encart dans le « Paris Coquin » j’ai voulu gouter l’ambiance. Libertine, libérée, joueuse… Tous ces mots peuvent me décrire, si j’en ai envie. Le plus souvent accompagnée, seule parfois, j’aime découvrir de nouveaux plaisirs. Un peu hypocrite avec moi-même, je me suis convaincue pendant tout le trajet que je n’attendais rien, que je ne venais chercher que de la  » détente ». On peut appeler ca comme ça.
Je tâche de maitriser mon regard qui aurait tendance à vouloir aller partout : aussi nue que les autres convives, je résiste à l’envie d’ouvrir toutes les portes ou d’aller visiter tous les recoins.
D’ailleurs, sans être déçue, j’admets que le public est plutôt venu… Faire un sauna. Nulle étreinte coquine, nulle caresse prodiguée par une main baladeuse. Je décide donc de profiter moi aussi du cadre. J’entre dans un sauna à 95 degrés et regrette immédiatement de ne pas m’être munie d’une serviette: le contact avec le bois me brûle les fesses. Heureusement, une femme déjà installée remarque mon tressaillement et me propose un bout de son drap de bain. Je m’assois sur le tissu éponge, en la remerciant. Elle me sourit et ferme les yeux. La promiscuité avec un autre corps nu me trouble. Les femmes pourtant… J’ai toujours trouvé beau le corps féminin. Les courbes douces, la sensualité plus évidente que celle d’un corps masculin… Mais j’ai trop entendu mes amants évoquer leurs propres phantasmes de parties a trois, trop axés sur leur jouissances : Pas envie de sucer mon mec avec une autre. Plutôt envie que l’autre m’apprenne lui faire plaisir. Jusqu’à maintenant, aucun de mes amants n’a eu la patience de le comprendre.
Un soupir discret me sort de mes réflexions. Ma compagne de serviette a décidément une large étoffe: je remarque qu’elle a recouvert son pubis avec ce qui lui restait de tissu éponge. En y regardant mieux, je constate que sa main gauche se perd également dessous. Je m étonne tout d’abord de cet accès de pudeur: elle est nue, comme tout le monde ici. Si elle souhaite se caresser, s’exhiber, le lieu est prévu pour ! Très vite, je n’ai plus de doute sur les activités que masque la serviette : le plaisir passe de moins en moins fugitivement sur son visage. Il irradie, de la racine de ses cheveux a la pointe de ses seins.
Je suis hypnotisée par son souffle, dont le rythme varie au gré des caresses invisibles. De la sueur marque ses tempes. Bouche entrouverte, sourcils froncés, elle ressemble à une actrice. Ne manque que le partenaire.

Une ombre à mes côtés m indique que je ne suis pas la seule à m’intéresser au jeu de la jeune femme. Brun, la vingtaine, une coupe en brosse, des muscles saillants, il s’est installé face à nous sur un banc et semble hésiter: il bande fort, mais ne veut pas interrompre le spectacle. Je contemple sa queue qui m’excite: de belle taille, j’avoue, je me laisserai bien prendre. Mais mon bel étalon a d’autres projets : il m’adresse un charmant sourire et d’un geste de la main me montre la femme dont le corps s’apprête à recevoir l’orgasme: tendue vers le plaisir, elle frémit, la main de plus en plus active sous la serviette.

29 avril 2012
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Supplique pour une jouissance

Un texte court, de ceux que je tape sur mon smartphone dans le métro. Ce blog est aussi l’occasion donner un peu de visibilité à ces récits sans réelles histoires, description d’une émotion, d’une envie ou d’un délire.

Pour l’illustration, je remercie Benoi Lacroix (que je ne connais pas du tout). Il est rare que je trouve du premier coup une illustration qui m’inspire. Mais là, il m’a suffit de taper « supplique » sur Google pour la trouver. Cliquez sur son nom pour accéder à son site. Encore merci à lui ! 

Dévore-moi, prends-moi, baise-moi, titille -moi encore…

Je te prendrai délicatement en bouche pour jouer avec ton sexe et le sentir grossir sous ma langue.

Je m’empalerai doucement sur toi , puis m’agiterai de plus en plus vite avant de te donner mes seins à mordiller.

Pour me combler, glisse un doigt sur mes fesses et écarte-moi. Lentement, je te sens t’immiscer en moi et me sens prise comme me prendrai deux hommes.

Je t imagine en moi. Invasif, intrusif, tu me prends toute entière, ne me laisse que ma bouche pour t encourager à continuer.

A coup sûr, tu me feras crier…

28 avril 2012
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Le bus

Étreinte furtive…

Chaque matin ou presque, je lis les mails très explicites, que tu m’écris avant d’aller dormir. Excitée, au milieu de tous ces gens préoccupés par leur  journée à venir, j’imagine qu’un œil curieux te lit avec moi.

Je ne le vois pas, mais je sais que c’est un homme. Je sens son regard sur moi. Impression étrange au milieu d’une foule anonyme, de se savoir observée.  Debout, les yeux rivés sur mon black-berry, enivrée par ton mail je me laisse aller à divaguer. Est-ce cet homme pressé, la quarantaine un peu trop gros ? Ce tout jeune homme, sans doute étudiant, qui regarde ailleurs ? Ce père de famille, dont les enfants courent au fond du bus ?

Soudain,  je sens une main sur mes fesses. Hasard, faux mouvement ? Je reviens à la réalité et cherche, un peu anxieuse, qui autour de moi a pu se permettre ce geste. Personne ne croise mon regard. Deux stations passent. Les voyageurs s’entassent, se poussent, dans un ballet sans coordination. Mes vis-à-vis ont changé : j’adresse un sourire crispé à la jeune femme que je viens de bousculer. Elle feint de ne pas me voir.

Mi soulagée, mi dépitée, je tâche de me tenir d’une main tout en manipulant mon smartphone de l’autre. Malgré l’inconfort et le balancement saccadé du bus, il me faut à peine une seconde pour repartir dans ton texte. Alors que j’imagine ta bouche sur mes seins, la main revient, plus précise et plus indiscrète : elle se glisse sous mon manteau. Je suis comme tétanisée tandis qu’un dos d’âne me propulse dans des bras inconnus.

Je sens son souffle court dans mon cou et son membre dur contre mes fesses. Autour de nous, personne ne voit rien. Le bus avance lentement dans les embrouillages du matin, mais nous savons tous les deux que le terminus est proche. Sa main entame une course contre le temps et se glisse dans mon pantalon. Prise par le jeu, je libère le premier bouton, pour lui permettre d’atteindre ma fente. L’inconnu y glisse un doigt, rapide, furtif, sans ménagement ni égard. Juste l’envie de marquer sa victoire.  Le bus s’arrête. Je serre toujours mon téléphone, mais me laisse aller contre lui, alors que les voyageurs descendent. On nous chahute pour atteindre la porte, il ne faudrait pas rater le train.  Dans ma main libre, j’enserre la sienne. Un instant, nous ne sommes que deux dans ce bus. Je ne peux réprimer un sursaut, alors que la main se retire aussi vite qu’elle est venue. J’ouvre mes yeux, restés clos jusque la dernière seconde pour mieux profiter de cette situation insolite. Je suis la dernière à descendre du bus. Mon inconnu est déjà loin.

18 avril 2012
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Blessure d’orgueil

Le début d’un récit qui patiente depuis un moment. J’ai bien envie d’écrire la suite.

A suivre ? A voir…

 

 

 

« Et pour Noël, tu veux quoi ?

- Toi. C’est toi que je veux. »

Et elle avait raccroché, sans attendre sa réponse.

Il avait rappelé bien sûr, mais elle n’avait pas décroché. Le contenu des messages qu’il lui avait laissé était sans surprise : Il ne comprenait pas (mais bien sûr), elle savait bien qu’il était pris (ça, pour le savoir…) et elle aussi d’ailleurs (t’occupes), ils étaient amis (bla, bla, bla) bref, qu’elle le rappelle pour qu’ils en discutent si elle avait besoin.

Elle ne voulait pas discuter avec lui, elle voulait baiser avec lui. Des mois qu’elle rêvait de sa peau contre la sienne, de sa bouche sur ses lèvres, de… Inutile de se torturer.

Il avait été tout à la fois : un coup de cœur pour l’ado qu’elle était encore à 34 ans,  une envie irrépressible pour la libertine en sommeil depuis quelques temps déjà. Depuis qu’ils étaient devenus parents, son couple ne se donnait plus le temps de se voir autrement. Avec sa tête de Ken, beau comme un bonbon, il avait réveillé des pulsions pas si lointaines.

Six mois auparavant, il était venu  à son bureau lui présenter des cadeaux d’entreprises susceptibles d’intéresser ses clients pour les fêtes. Ils avaient déjeuné, discuté et s’étaient mis à échanger des sms. Plus d’une centaine en  deux mois : ça crée un lien. Ou presque. Il y avait aussi eu les conversations téléphoniques et les éclats de rire sur plusieurs minutes…

Leur sujet de prédilection : les amours de Monsieur. A 35 ans passés, il aimait une nymphette de 17 ans en s’étonnant que ça fonctionne mal dans la durée. Contemplé d’un œil lointain, ça ressemblait pourtant plus à une amitié sexuelle qu’à l’histoire de toute une vie.

Parfois il donnait l’impression d’avoir son âge, parfois ses inquiétudes étaient celles d’un ado attardé. La demoiselle était bel et bien partie en vacances seule, lui signifiant même, par honnêteté (hum.) leur rupture. Tout en continuant à l’appeler, à papoter lingerie, à lui dire qu’elle l’aimait, juste comme ça, pour être confort. Lui se laissait faire, débordé et conciliant, arguant qu’il avait vécu mais pas elle. Mais il souffrait de son manque de considération. Ou comment boucler encore et toujours sur les mêmes sujets.

Elle avait écouté, conseillé, rassuré. Non sans idée derrière la tête, bien sûr. Pendant plusieurs mois, bien après la (prévisible) rupture avec la nymphette, ils avaient continué à échanger, émaillant la conversation d’un jeu de séduction, dont, elle en est sûre, aucun des deux n’étaient dupes : références libertines, quand ils s’étaient rendus compte que tous les deux connaissaient ce milieu, confessions pseudos érotiques sur leurs habitudes amoureuses… Sans repousser ses avances, il n’y répondait pas, mais continuait d’entretenir le jeu.

Elle bouillait littéralement. D’où le coup de poker téléphonique de ce soir. Qui, elle pouvait le parier, ne donnerait rien. Mais au moins, les choses étaient claires.

Bilan : moins de six semaines avant les fêtes, elle venait de compliquer sérieusement ses relations avec son fournisseur préféré et sans doute de briser une amitié pour une envie de cul. Pas très glorieux…

18 avril 2012
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Satisfaction client

Un second texte, dans la même veine que  » l’entretien » .

Tu conviendras avec moi qu’il n’y a rien de pire qu’un client mécontent. Tu essaies de le calmer au téléphone, rien n’y fait, il va résilier. Pourtant, c’était juste une toute petite erreur, qui ne reproduira plus. Finalement, tu décides de tenter le tout pour le tout et, profitant des vendredis particulièrement calmes tu lui proposes de passer pour en discuter.
Evidemment, tu ne me préviens de rien, mais il m’a bien semblé que tu appréciais en connaisseur la taille (très réduite) de ma jupe. A midi, tu m’as juste demandé de ne porter que ma veste de tailleur, sans rien en dessous. Mais c’est une demande « habituelle » pour un vendredi. Je ne me méfie de rien.
A quatorze heures, j’accueille « normalement »  ton client. Un « vieux beau, un peu banal, la quarantaine. Je l’invite à entrer et lui propose du café. Vous passez tous les deux dans ton bureau.
Tu me fais rapidement venir. Je ne sais pas ce que vous vous êtes dit, mais l’ambiance est électrique dès que je passe la porte. L’homme me regarde avec des yeux brillants. Un léger sourire se dessine sur tes lèvres.
- Enlève ta veste.
Je fais de mon mieux pour ne pas montrer ma surprise. D’habitude, pas de jeux à plusieurs au bureau. Je t’interroge du regard et décide de rentrer dans le jeu. Doucement, je fais glisse ma veste et dévoile ma poitrine. Tu te lèves, viens te placer derrière moi et m’attrape la pointe du sein, avant de la prendre dans ta bouche. Je ferme les yeux et ne tarde pas à sentir une seconde langue me titiller. Mes tétons durcissent et je commence à onduler du bassin.

 

Fort heureusement, vous ne me faites pas attendre trop longtemps : Ta main (ou est-ce la sienne ?), s’insinue entre mes cuisses et commence à tourné autour de mon bouton. Mes gémissements se font plus intenses quand je sens une seconde main me titiller par derrière. Il me semble que vous me chauffer ainsi pendant une éternité.

 

Puis, je sens tes mains qui appuient sur mes épaules. Je me laisse diriger jusqu’à la barguette de ton client, dont le tissu est déjà bien tendu. Je sors son sexe et l’embouche. Petit mais charnu. Je prends plaisir à le sentir palpiter dans ma bouche, mais cela ne dure pas : le monsieur a d’autres envies. Il se dégage et me fait signe de me mettre à quatre pattes. Je m’exécute avec délice, même si la pénétration brutale m’arrache un cri : il a pris mon cul sans demander, mais je lui en voudrais plus tard. Après une brûlure assez intense, je sens le plaisir monter dans mon ventre tandis qu’il s’agite lentement. Les yeux fermés, tout a mon plaisir, je n’ai pas remarqué que tu l’avais rejoins par terre et je sursaute quand ta langue effleure mon bouton. Je ne sais plus où je suis. Tu me lèches divinement avec une grande douceur et sa queue me possède toute entière. Je finis par jouir et m’écroule exténuée devant ton bureau.

 

Mais tu n’as pas dit ton dernier mot et lui non plus. Afin de sceller vous nouveaux « accords commerciaux », tu lui proposes d’échanger vos places dans une double pénétration. Un peu tremblante sur mes jambes, je n’ai que le choix de me laisser faire, ce que je fais de bonne grâce. Je me glisse donc entre vous deux et me cambre pour t’accueillir, tandis qu’il me plaque contre lui pour que je m’empale. Rapidement, mes pieds ne touchent plus terre. Le plaisir, que je croyais momentanément éteint, ressurgi, brutal et foudroyant. Vous jouissez l’un et l’autre en même temps.
Ton client se rajuste et je me rhabille. Je quitte rapidement le bureau. J’ai besoin d’un café. Je ne pense pas qu’il résiliera son contrat cette fois ci.

16 avril 2012
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Bref.

Après, « Bref, j’ai un plan cul régulier » dans lequel on découvrait Marla, que je trouvais déjà touchante, l’une des dernières vidéos en ligne s’intitule: « Bref, je suis un plan cul régulier ». La même, mais avec Marla en voix off.

Et là, je prends une claque.

C’est juste, cynique, mais juste. Ca pue la solitude, et les moqueries de cours de récré, les « ben moi, au moins, je suis libre », plutôt que « ben, oui, je suis ENCORE célib… »

Je l’aime bien, Marla. Elle me gonfle à ne pas le larguer une fois pour toute, mais qu’on m’en montre une seule qui prend ce genre de décision sans y revenir… Oui, il y en a. Je dis juste que c’est difficile.

Elle me donne furieusement envie de réécouter Filles faciles de Goldman. C’est trop doux, on ne sait pas trop ce que ça prône… Moi je dis que c’est sucré et que j’aime bien le sucre. Et que si on ouvre les yeux, on se rend compte que ça ne prône pas le grand amour, certes, mais ou est le mal ?

13 avril 2012
par admin
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WordPress me gave !

Je sais, je sais: il ne faut pas mordre la main qui vous nourrit. Mais moi je vais changer de crèmerie dans pas longtemps si je n’arrive même pas à ajouter un lien dans mes blogs préfèrés.

C’est le problème du jour: je peux supprimer tous mes liens mais pas les mettre à jour. Et ça m’énerve !!!!!!!!

 

Et donc, j’ai trouvé. Et en toute mauvaise foi : Pourquoi irait-on cliquer sur « liens » pour en modifier un ? (quoi, je suis blonde en plus ?)